Suite à l’article paru dans Ouest France du 03 février 2020 concernant les travaux du centre bourg, un commentaire s’impose pour rétablir quelques vérités.

A) 60% d’espaces verts en plus !!!!   I have a dream

B) Le béton moins glissant après érosion naturelle !!  NON

Si le traitement de surface du béton a été réalisé dans les règles de l’art en suivant les DTU (Documents Techniques Unifiés, les normes du bâtiment et des travaux publics), celui-ci ne changera pas d’aspect, parce que d’une part il doit avoir reçu un durcisseur de surface et d’autre part il est incorporé au béton des fibres (métalliques, organiques ou céramiques). Le fait d’incorporer des fibres au béton permet d’améliorer la résistance à l’abrasion.
Dans le cas contraire il s’agirait d’une malfaçon de mise en œuvre.
D’après les documents présentés à la réunion publique du 5 juin 2018 il s’agirait de béton gommé, la palette des matériaux montre bien un béton lisse.

Béton gommé: sablage extrêmement fin de la surface pour procéder à une homogénéisation de l’aspect ou à un nettoyage.
Il n’a donc aucun pouvoir anti-dérapant ou si peu.

C) Le béton plus écologique… (que quoi ?)
 
Le béton, est un matériau omniprésent mais peu écologique.

Ci-dessous un article de Yohan Demeure, rédacteur scientifique sur "Planète et environnement" paru le 8 avril 2019 :

Le béton, ce désastre écologique !
L’assemblage de matériaux de nature généralement minérale et communément nommé “béton” est omniprésent sur Terre. Il sert dans de nombreuses constructions d’envergure comme les immeubles, barrages et autres ponts. En revanche, pour le côté écologique, il faudra repasser !
Au banc des accusés : sable et ciment
Comme l’a rappelé un récent article de France Info, l’omniprésence du béton pose des questions écologiques. Considéré comme étant la deuxième ressource la plus utilisée après l’eau, le béton consomme énormément de ressources. En effet, celui-ci est composé de sable, de graviers, d’eau et de ciment. Le béton est anti-écologique, entre autres à cause du ciment, dont la production frôlant les 4 milliards de tonnes par an consomme de grandes quantités d’électricité et de fioul.
En réalité, la contenance en sable du béton pose davantage de problèmes. Une étude publiée en 2017 estimait que le sable est une ressource surexploitée, destinée à devenir d’ici peu une denrée rare. Selon l’étude, 11 milliards de tonnes de sable marin auraient été extraites des océans en 2010, et ce rien que pour le domaine de la construction ! Les effets sur l’environnement sont désastreux, notamment en ce qui concerne la biodiversité.

Que doit-on penser de cette réalisation ? à vous de juger.

Un bétonneux.